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Leila Ghandi a participé à Aday.org le 15 mai dernier, elle a travaillé sur le thème “À cinq minutes de chez moi” photographiant la diversité de scènes de vies près de chez elle. Voici en avant première quelques images et une interview de la photographe.

Comment évoluez-vous professionnellement sur le continent africain ?
L-G : Je suis photographe, journaliste, réalisatrice et animatrice télé. Je suis spécialisée dans le portrait documentaire. Ma démarche consiste à essayer d’entrer dans l’univers des autres et en rapporter le témoignage le plus authentique possible. Je ne fais pas de repérages, je n’utilise pas de lumières artificielles, je ne fais pas de mises en scène. Je raconte des histoires. Je m’attache moins à l’aspect technique de la photo qu’à l’émotion qui s’en dégage. Je travaille partout dans le monde et notamment en Afrique ainsi que dans mon pays, le Maroc. Je vais à la rencontre de gens, de métiers, de religions et j’en rapporte des témoignages écrits, photographiques ou filmés. Autant on parle de cinéma du réel, et bien moi, j’essaye de travailler sur une photographie du réel.

Qu’est-ce qu’on ne voit pas de l’Afrique ?
L-G : Notre perception de l’Afrique est limitée aux images qu’on en reçoit, et notamment à travers les médias. Les informations relayées par la presse sont malheureusement souvent négatives : la famine, les guerres civiles, le braconnage, le sida, la malaria. Certes, c’est important de communiquez sur les réalités africaines qui peuvent être difficiles, mais ce n’est pas la seule réalité. Il faut aussi pouvoir montrer d’autres choses : les initiatives, les entrepreneurs, les militants, les associatifs, les hommes d’affaires, les artistes…

Pourquoi est-ce important de photographier la vie quotidienne ?
L-G : C’est en photographiant la vie quotidienne que je suis arrivée à la photographie. Je ne suis pas photographe de formation, je suis diplômée de Sciences Po Paris. J’ai tout appris sur le terrain et c’est là où j’ai ressenti le besoin de raconter et témoigner. C’est important de contribuer à la mémoire collective, notamment dans des pays où la culture photographique n’est pas encore très développée, où l’écriture de la mémoire ne fait pas encore partie des priorités. Il y a beaucoup de pays qui n’ont que peu d’archives et c’est là que la photographie du quotidien prend sons sens : elle a valeur de témoignage et de mémoire.

Portrait de Leila Ghandi

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Swedishhttp://www.youtube.com/watch?v=Bc2M-xezI5o
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Germanhttp://www.youtube.com/watch?v=dBn1lrQx_Ug
Portuguesehttp://www.youtube.com/watch?v=r2jFQfIZ6sY
Japanesehttp://www.youtube.com/watch?v=zJfuWQLF7AY
Russianhttp://www.youtube.com/watch?v=1kQsbvzjE1w
Spanishhttp://www.youtube.com/watch?v=9eU2DCq-Ads

 

Ruth de Vries has been working as a project manager in partnership with organisations in Africa for the past 15 years and is now based in Nairobi, Kenya for 3 years. She will participate in the Aday.org project.

Ruth de Vries a travaillé en tant que coordinatrice de projet en partenariat avec des organismes africains pendant ces 15 dernières années. Elle est aujourd’hui basée à Nairobi, au Kenya, pour 3 ans. Elle participera au projet Aday.org.

Carlos Litulo, photographer

What work links you to Africa ? 

My name is Carlos Litulo. I am a photographer based in Maputo, Mozambique. I started photography when I was studying Marine Biology in 1999. I started as a news photographer in the agency Agence France Presse (AFP). I worked there from 2006 to 2009. I resigned when I decided I wanted to work with editorial agencies. Now, I am represented by Redux Pictures, an editorial agency based in New York City.

© Carlos Litulo

What visual gap do you see in Africa ?

There is a lot of things, you know. We have been a little bit upset seeing these traditional pictures about Africa. When people portray Africa, they show these pictures of misery, war, and disasters. But Africa changes. There is a lot of other things to be shown. For example, it is not very common to talk about the new societies we have in Africa, how Africa is doing in terms of development, even in social aspects. There is a lot to discover in African culture. In fact, I have been working a lot with artists and athletes. I did a work on an albinos skater which was published in a very big magazine in Norway. And when you talk about albinos, the only thing that comes to our mind is that they have been killed in Tanzania because they were associated with witchcraft. We have to show that there is a lot of positive stories about Africa. Untold stories.

How will you contribute to the Aday.org project ?

In the Aday project, I will try to show what is not so common and known in Africa. I have been working on a project about kids with mental disorders and disabilities. I will not show the bad side of these kids : how they suffer, how it is difficult for them. There is a center in Mozambique where they have been rehabilitating those kids by providing exercises, music and dancing sessions. I am also a trainer in this center. And on May 15th, I will be photographing them. They are very good kids, very funny. I want to show that there is a lot of positive things to say about them instead of showing those boring and sad pictures we are used to see.

© Carlos Litulo

Kristen Ashburn, photojournalist, supports the project Aday.org
She has been working on the impact of AIDS in southern Africa. She is also co-directing Through the eyes of children : The Rwanda Project, an initiative which teaches photography to orphans of the 1994 Rwandan Genocide and supports them through the sale of their images.

Kristen Ashburn, photojournaliste, soutiens le projet Aday.org
Elle a travaillé sur l’impact du Sida dans le sud de l’Afrique. Elle co-dirige aujourd’hui Through the eyes of children : The Rwanda Project, un projet qui a pour objectif d’enseigner la photographie aux orphelins issus du génocide Rwandais de 1994, et de les aider à vendre leurs images.